La peine de mort est-elle une régression morale ?

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La pensée dominante et la peine de mort

La peine de mort a été abolie en France en 1981. Humainement, cette loi est considérée comme une avancée considérable dans la quête d’une société meilleure. Aujourd’hui, la pensée dominante décrète qu’il est immoral d’ôter la vie à un criminel. En effet, notre civilisation serait trop évoluée pour punir de mort des assassins dont elle se mettrait au même niveau. Cette position s’explique également par l’espoir d’un changement possible chez les individus ayant commis des meurtres. La prison jouerait un rôle de réinsertion permettant l’évolution positive de ceux qui y ont séjourné. D’ailleurs, quand un condamné sort de prison, on dit couramment qu’il a « payé sa dette à la société. », formule insinuant sa rédemption supposée.

Que constate-t-on aujourd’hui ?

La réinsertion est presque toujours un échec comme en témoigne les récidives fréquentes d’anciens prisonniers ayant recouvré la liberté. Pire, au contact de détenus plus aguerris, les délinquants poursuivent leur parcours criminel en prison ce qui aggrave leur niveau de dangerosité. Pour certains voyous, c’est un passage presque obligatoire, une sorte de rite de passage dont ils sont fiers et qui leur fait gagner le respect dans leur environnement extra-carcéral.
Il est également avéré que la radicalisation islamiste est très forte en prison. Celle-ci transforme des petits délinquants de droit commun en de dangereux terroristes. Là encore, l’incarcération détériore une situation déjà critique et produit l’effet contraire à celui recherché.

Intéressons-nous maintenant à la souffrance des victimes et de leurs familles.
La peine de mort étant abolie, elles sont condamnées à supporter l’existence de leurs bourreaux. Il est très difficile, même pour les plus tolérants, d’accepter qu’ils puissent reprendre une vie normale à leur sortie de prison : ils seront toujours insuffisamment punis, alors qu’elles, doivent se résigner au chagrin. Mais il est tout aussi insupportable de constater impuissant leurs récidives, et d’imaginer les souffrances qui infligées à d’autres, évoquent les leurs. Rappelons qu’en France, la perpétuité réelle n’existe pas. Un criminel condamné à cette peine peut sortir de prison après 22 ans de détention.

Mon opinion personnelle

Je pense qu’il est possible de réinsérer certains petits délinquants. Des sanctions sévères et un travail social efficace sont susceptibles de corriger ce que l’on peut encore appeler des erreurs de jeunesse.
En revanche, je considère qu’à partir d’un certain niveau de délinquance et de dangerosité, l’individu est irrécupérable. Il effectuera des aller-retours en prison, et ses récidives de plus en plus nombreuses et de plus en plus graves, se répéterons jusqu’à l’irréparable. Le parcours des terroristes islamistes est symptomatique de ce cercle infernal : de petits délinquants commettant des délits de plus en plus graves et dont le terrorisme est le paroxysme. Si d’autres optent pour le grand banditisme, ils sont animés des mêmes pulsions meutrières.

Contrairement aux analyses de nombreux spécialistes, ce ne sont pas les difficultés sociales et familiales qui sont à l’origine de cette descente aux enfers, bien qu’elles puissent en être des facteurs déclencheurs ou aggravant. Les assassins et les psychopathes sont naturellement mauvais et donc irrécupérables. Ils ont une psychologie qui les prédisposent à la violence la plus extrême et la plus cruelle. Que le mal sévisse tôt ou tard dans leur vie, le déterminisme à la violence et au meurtre est fatal : le parcours criminel est tracé avec son cortège de victimes et de souffrances. La prévention est vaine. La sanction même la plus sévère n’est jamais suffisamment dissuasive.

Pourtant, le refus de donner la mort, associé à la fausse croyance en la rédemption des assassins, nous condamnent à épargner des individus nuisibles, et à entretenir la menace qu’ils représentent.
Dans nos sociétés modernes encore influencées par le judéo-christianisme, ôter la vie à son prochain est philosophiquement immoral et inhumain. Cette injonction s’applique à tous les hommes, y compris à ceux qui n’agissent justement plus en hommes. En outre, la peine de mort, considérée comme une manifestation archaïque et pulsionnelle, dictée par le désir de vengeance, serait une hérésie intellectuelle.

Mais la vraie immoralité n’est-elle pas de pérenniser un système qui offre aux monstres la liberté de nuire ?
Est-il moral de favoriser le respect des droits des criminels au mépris de la sécurité et de la tranquillité des citoyens pacifiques ? Je réponds non.
La quête de la paix sociale doit nous imposer de nous débarrasser des indésirables qui veulent l’anéantir, pas de les protéger.
Ce n’est pas tant la peine de mort qui est archaïque, que la continuation de méfaits barbares et cruels, orchestrés par des personnages définitivement inadaptés à la vie collective ?
Nous ne parviendrons jamais à avancer dans la paix et à poursuivre notre destin, sans nous séparer pour toujours de ceux qui nourrissent de funestes desseins.

 

 

 

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