La fausse bienveillance à l’égard des juifs

Dans l’histoire, il y a toujours eu des gens qui ont prétendu vouloir le bien des juifs.
Ils dénonçaient les persécutions dont ils étaient victimes et étaient bienveillants à leur égard. Ils souhaitent améliorer leur condition.
C’est toujours le cas aujourd’hui. Mais il faut toujours se demander pourquoi les non-juifs se soucient de notre sort.

L’exemple de l’Abbé Grégoire et de son essai sur la régénération des juifs est intéressant.
Dans cette période révolutionnaire, propice à l’émancipation, l’Abbé Grégoire prônait l’épanouissement des juifs, leur intégration complète à la nouvelle société française, leur liberté et la fin des brimades. Mais cette régénération signifiait pour lui une modification radicale du juif, une sortie de sa propre condition… et finalement sa conversion. 
L’Abbé Grégoire considérait que les juifs étaient incultes, obscurantistes et même… informes physiquement. Il voulait les ramener dans le droit chemin en les convertissant au Christianisme (bien qu’ils ne soit pas favorable aux conversions forcées).

Oeuvrer pour le bien des juifs au nom de l’antisémitisme et de l’anti-judaïsme est une attitude condescendante que les juifs doivent toujours guetter.
Les juifs ne sont plus des enfants auxquels on doit dicter la conduite. Ils n’ont pas de leçons à recevoir. Méfions nous des sauveurs qui finalement méprisent ce que nous sommes…

 

A lire:  Les paradoxes de la régénération révolutionnaire. Le cas de l’abbé Grégoire