Le péché que Dieu ne voit pas

 

torah

 

Pourquoi ce titre?

Car je me souviens d’un échange très surprenant avec un Rav Loubavitch.
N’ayant pas la prétention d’être un spécialiste du judaïsme, je ne fais que relater nos discussions. Loin de moi, l’idée de me lancer dans un cours de religion.
Un passage de la Hassidout que le Rav nous lisait à l’occasion d’un cours, évoquait “un péché que Dieu ne voit pas”. Le péché existait mais Dieu ne le voyait pas. Non pas parce que son auteur tentait en vain de le cacher, mais parce que Dieu semblait l’ignorer, n’en avoir jamais eu connaissance.
Le texte nous apprenait également que ce même juif avait accompli une Mitzvah très puissante. Puissante à la fois par le degré de dévotion et par sa portée bénéfique. Nul part est précisé dans le texte la nature de cette Mitzvah… ni celle du péché.
Nous savons seulement que la Mitzvah accomplie possédait une force positive nettement supérieure à la force négative du péché commis.
Nous commencions à saisir l’explication. La Mitzvah par son intensité avait presque effacé le péché, non pas dans une logique de rédemption qui ferait oublier à Dieu le péché, mais parce qu’elle avait “dilué” par sa force positive la négativité du péché.
Le Rav nous proposait une métaphore très concrète. Selon les règles de la Cacherout , il est interdit de mélanger le lait et la viande. Mais si une goutte de lait tombe par inadvertance dans un bol de viande, le plat reste cacher car le lait de part sa très faible quantité est dilué dans la viande. Nous avions bien compris que dans cet exemple, le péché était le lait, la Mitzvah la viande.
Quel enseignement peut-on tirer de ce passage de la Hassidout?
Comment s’en inspirer dans la vie quotidienne que l’on soit religieux ou non?
Le sens profond de cette histoire nous indique que la force de nos actions positives peut l’emporter sur nos actions négatives. Au point que les effets positifs de nos actes réalisés avec dévotion annihilent les effets négatifs de nos mauvaises actions.
Mais ceux qui parmi nous croient en Dieu, ne doivent pas se méprendre en croyant qu’il se contente de tenir une comptabilité de nos bienfaits et de nos méfaits…

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